Fondation du club
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En 1930, Louis
Bregnard et Jules Simon se documentent sur les conditions de fondation
d'un club à Boncourt. Ce n'est qu'au printemps de
1931, à la suite de maintes discussions que plusieurs jeunes sportifs : le
P'tit Paris (Henri Plomb), le Casius (Marius Mathez), le
Tonton (Gaston Girardat), la Douleur (Louis Bregnard), Le Hotz
(Louis 1er), le Dudu (Léon Dupré), le Tamaris (René Mathez) se réunissent en plein air sous le tilleul, devant la boutique
du Louqui, (atelier de vélos Louis Prêtre).
Tous ces principaux promoteurs
envisagent de former un club de football dans lequel seraient intégrés les six
footballeurs boncourtois évoluant dans les équipes de l'USD et du Patro à
Delle.
Fonder un club, c'est créer un
nouvel être qu'il s'agit d'abord de baptiser, de personnifier par un nom :
U.S.B. "Union de tous les
Sportifs Boncourtois", de choisir des
couleurs, un insigne, un chant.
C'est lors de cette première
réunion des membres fondateurs qu'il fût question du ballon et du terrain. Pour
le ballon, une collecte fut organisée parmi les membres fondateurs qui rapporta
la somme de Fr. 21,75 alors que le football coûtait Fr.
23,45. |

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Quand au terrain
provisoire, il se situait derrière le cimetière. Un but y est
rapidement construit, mais l'espace est trop petit pour y aménager une place de
jeu complète.
Un meilleur endroit est découvert "sur Châtillon". Ce terrain
était tellement en pente qu'à la descente, le ballon allait plus vite que
le plus agile des avants, tandis qu'à la montée, un "remonte-pente
"eut été apprécié.
C'est au début de 1931 que nos jeunes sportifs, bien décidés peuvent
s'entendre avec cinq propriétaires de prés situés entre le canal et la route
de Milandre-dessous et posséder enfin le terrain de jeu désiré.
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Des rencontres amicales ont lieu avec des équipes de la région, les deux
formations de Courgenay par exemple. En septembre 1931, le premier match
de championnat marque l'inauguration du terrain. Il est disputé contre
Courtételle1 et gagné 2-1.
(voir photo ci-dessus)
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Le
comité est composé ainsi :
Commission de
jeu : |
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Henri PLOMB Louis BREGNARD Marius MATHEZ Léon DUPRE Gaston
GIRARDAT
Edmond BEE Georges PLUMEZ
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président secrétaire -
caissier membre membre membre |
Le local est fixé au Lion
d'Or. L'équipement se compose de la cuissette blanche et du maillot rayé
rouge et blanc. Ce dernier a été acheté en France par M. Mathez père. Les
droits de douane étant trop élevés pour la frêle trésorerie, Marius
Mathez et Louis Bregnard se rendent un soir en gare de Delle,
revêtant chacun six maillots sous leur chemise, et importent ainsi
clandestinement ce matériel absolument nécessaire. Les chaussettes sont
tricotées par l'épouse du président, lequel confectionne les filets de buts avec
de la grosse ficelle. Lorsque l'équipe joue à l'extérieur, il faut prévoir un
remplaçant à Marcel Parrat pour assurer quand même les soins du bétail à la
ferme paternelle.
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Le mouvement est entraînant,
et lors de la première année, une seconde équipe est
constituée, (photo ci-contre), les jeunes éléments de la Vigie ayant adhéré
au nouveau club. A noter que cette dernière formation avait participé au tournoi
de Bassecourt, en juillet 1931, sous le nom de l'USB.
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La société n'est pas riche,
chacun doit payer son équipement et ses frais de déplacement. Les recettes des
matches et les cotisations suffisent à peine à couvrir les dépenses communes.
La cotisation mensuelle de 50 centimes doit être acquittée régulièrement, et
il est prévu que celui qui ne s'y conforme pas ne peut pas jouer. La discipline
est sévère, et la veille d'une rencontre, les membres de la commission de jeu
doivent s'assurer qu'il n'y a plus aucun joueur dans les établissements publics
à 22 heures.
N'oublions pas le dévouement et la compréhension des
parents, et surtout des mamans des joueurs. Pour elles la partie sportive se
passe le lundi matin à la buanderie... et là particulièrement où trois et même
quatre équipements doivent être nettoyés.
Les difficultés ne manquent
pas. Après la fondation de la Société de gymnastique "Stella
Maris" en 1933, le club se consacre uniquement au football.
En 1935, l'un des propriétaires désirant utiliser sa parcelle de pré, la société
est menacée de se trouver sans terrain. Par l'intervention du président Louis
Freléchoux, une nouvelle place de jeu est obtenue de M. Henry Burrus,
maire, aux Lomennes. En 1942, c'est la mise en application du "Plan
Wahlen" qui menace d'exiger la culture de pommes de terre sur ce
terrain.
Tout cela ne se passa pas sans gémissements et murmures, ni sans
rires et cris de joie. Les procès-verbaux nous révèlent cent détails savoureux
de cette époque de croissance. |
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